Écosse - Quatrième semaine de quatre.
Stirling - 0 km / 1488 km.
Pas de vélo aujourd'hui. On s'offre la visite de Stirling à pied, en débutant par son château. Son site étant l'un des plus stratégiquement situés de tout l'Écosse, il a été le siège de nombreuses fortifications. Il est très riche en histoire, donc en intérêt. L'habituel audioguide présente et explique clairement plusieurs particularités de l'endroit. Le grand hall est véritablement impressionnant. Les nombreux bâtiments à visiter nous demandent quelques heures de notre pérégrination.
L’estomac dans les talons, nous explorons la ville en quête d'un buffet où nous pourrions manger à notre faim, en supposant la chose possible. Nous dénichons un établissement au menu prometteur, mais la grande quantité d'aliments frits finit par me révolter plus que me satisfaire. Rien à faire, il n'y a qu'à l'épicerie où je suis content.
Forts en lipides, nous prenons l'autobus pour nous rendre au William Wallace Monument.
Bon, ce sera l'arnaque du voyage. Il y a bien l'épée de William Wallace à voir et tout de même ce spectaculaire panorama du haut de la tour, mais en regard du prix et du temps que nous prendra cette activité, nous aurions pu faire beaucoup, beaucoup mieux. Attention : piège à touristes!
En final, un film pour s'endormir, soit « Braveheart». Il est quelque peu troublant de constater à quel point l'oeuvre de Gibson est loin de la réalité historique. Mais bon, c'est divertissant. Zzz...
21/07
Edinburgh - 72 km / 1560 km.
C'est non sans regret que nous quittons la si confortable auberge de jeunesse. La chambre privée, les lits, la cuisine pratique, l'internet, la vidéothèque, même les simples tables et chaises sont des luxes absents de la vie cyclotouriste. La perspective de revenir à un mode de vie plus spartiate est allégée par la perspective de nouvelles découvertes. En selle donc après un copieux déjeuner.
L'objectif suivant est notre destination finale, soit Edinburgh. C'est franchement horrible pour moi. Je suis incapable de m'alimenter, suis pris d'étourdissements et de fièvres. Inquiet de la réservation au camping, j’appelle et constate un imbroglio total. Je finis par négocier une place, mais il faudra faire vite. Non ce n’est pas la meilleure journée pour faire la course. Aux abords d'Edimburg, nous comprenons rapidement que nous allons nous y perdre. De toute façon, je ne suis plus capable d'avancer. J'avale avec fébrilité une tartine qui, je l'espère, va demeurer dans mon estomac.
Hélas, c'est un petit Woodstock qui nous attend. Le terrain pour les tentes est saturé d'eau et chacun de nos pas y crée une motte de boue. On se débrouille tant bien que mal pour s'installer. Je dormirai bien peu, tourmenté par des crampes aiguës.
22/07
Edinburgh - 0 km / 1560 km.
Au matin, nous demandons de changer de site. Notre situation s'améliore, mais c’est à peine notable. Bon, on s'en fout, le voyage cycliste est pratiquement terminé, car c’est en autobus que nous effectuerons nos futurs déplacements. Un arrêt est situé tout juste devant le camping et atteint Edimburg en 15 minutes. Tant pis pour la bouette.
Nous allons à l'Edinburgh Castle, mais à quelque part, nous sentons le piège à touriste.
Nous descendons donc le Royal Mile jusqu’à atteindre le National Museum of Scotland, chacun de son côté, pour l'explorer à sa guise. Mais une fois de plus, ce sont les toilettes que je visite. Après une heure de malaise, je rejoins Alain et lui indique que je dois retourner au camping pour m'y coucher. J'y dormirai une bonne partie de la journée.
23/07
Edinburgh - 0 km / 1560 km.
J'ai encore été malade toute la nuit, les crampes ont été cependant moins fortes. Au matin, nous déplaçons à nouveau la tente pour un site exempt d'eau. Fini Woodstock! Il faut tout de même sécher quelques effets et enfin, nous pouvons reprendre le pratique autobus.
Étant en avance de quelques jours sur notre horaire, nous tentons de faire déplacer notre vol. Le service d'Air Canada est aussi inutile que desagréable. Désolant.
Nous finissons la soirée dans ce qui sera le meilleur restaurant de notre voyage, soit un français. C'est cher, mais c'est bon. De toute façon, ailleurs c'est cher et mauvais :-)
24/07
Edinburgh - 0 km / 1560 km.
C'est vraiment chouette de ne plus être malade. On reprend l’autobus et s'entendons pour un rendez-vous en fin de journée au Elephant's House, café célèbre pour avoir été un endroit de prédilection de la rédaction d'Harry Potter par J. K. Rowling.
Ce sera une journée bien remplie. Après avoir bouquiné, je visite la National Art Gallery. Pas très grande, mais affichant des oeuvres d'artistes majeurs: Gauguin, El Greco, Botticelli, Cézanne, Monet, Poussin, Canova et bien d'autres encore. Magnifique!

Alors que je me restaure d'un scone et d'un thé au restaurant du musée, une pluie diluvienne s'abat sur Edimburg. Je rédige dans le calme quelques cartes postales, puis, profitant d'une éclaircie, pars à l'aventure.
Tel que prévu, on se rejoint au Elephant's House où mon goût pour les scones et le thé s'amplifie. Il faut dire que des gâteaux secs et un breuvage chaud sont particulièrement réconfortant dans ces conditions si humides.
On reprend l’autobus, on se fait une bonne bouffe et zzz...
25/07
Edinburgh - 0 km / 1560 km.
Oh, et puis tant qu'à faire, je passe une dernière heure à la Galerie d'art. Trop incroyable!

26/07
Aéroport - 17 km/1577
Voilà, c'est fini, il faut aller prendre l'avion. La distance est courte, aussi je juge
Une fois rendus, nous démontons et empaquetons les vélos, refaisons nos bagages et cassons la croûte. Le vol se passe sans histoire, si ce n'est la vision du sud du Groenland. Hum, une éventuelle destination?